http://www.latestedebuch.fr/spip.php?article1129/
Anatomie d'un rapport climatique. Alios 2011.
Cotons démaquillants usagés (collectés en partie auprès de femmes,nombre et dimension variable), carte d'interface électronique, capteur de pression atmosphérique, ventilateurs. Puissance des ventilateurs asservis instantanément à la pression atmosphérique du site. Ecriture du programme et montage électronique: Sérazin Marc.
La séduction, la fascination, le rayonnement «esthétique» de tous les grands dispositifs imaginaire est là: dans l'effacement de toute instance, fut ce celle du visage, dans l'effacement de toute substance, fut ce celle du désir, dans la perfection du signe artificiel. Représentation d'une vie «surnaturelle et excessive» (Charles Baudelaire, Eloge du maquillage.)
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Art/terre, 2010. www.art-terre.be/
Le dernier chant du Tellus. Installation numérique, Durée et dimensions variables, 2010. Volumes de terre, capteurs biochimiques, carte d'interface, ordinateurs et enceintes. Ecriture du programme et montage électronique : Marc Sérazin. Installation expérimentée lors de la résidence organisée par le collectif central 7/heptogenia sur l'ancien site minier de bois II (Nyoiseau 49). Plusieurs volumes de terre de provenance différentes sont disposées dans l'espace. Une fois programmées, les variations biochimiques recueillies par des capteurs enfouis dans la terre servent à modeler la matière sonore. Création qui en même temps qu'elle participe à ce surcroît de réalité, à cette vérité biologique - en résonnance avec notre irréalité moderne où l'imaginaire s'efface devant le plus de référence et d'exactitude- trouble notre perception de l'espace et de sa nature invisible. Ambivalence de l'oeuvre qui s'invente dans un espace interstitiel, dans lequel, entrent en collision les sonorités, modelées instantanément par la terre elle-même, et la "réalité restreinte" ( vérité inexorable), pour basculer dans une entreprise baroque de sursignification, touchant à l'art "grotesque". Une ornementation sonore, Comme un rajout de nature rocheuse au jardin.
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http://www.pingbase.net/wordpressfr/
Born-e. Installation multimédia, 2009. Sarcophage bois (180 X 70 X 60 cm), souris morte, capteurs, carte d'interface, enceintes, vidéoprojecteur, ordinateur. Ecriture du programme et montage électronique : Marc Sérazin
L'expérimentation Born-e, re-matérialise la stèle, ce lien tangible entre le défunt et le vivant. Encapsulé dans une caisse en bois qui renvoie au sarcophage, un corps de souris en décomposition génère des variations biochimiques qui servent à modeler instantanément les éléménts sonores et picturaux. Dans son extension (en cours de réalisation), plusieurs stèles visibles en direct sur le web 2.0 fusionnent sans qu'il soit possible d'identifier le corps générateur. Culture où tout s'exalte dans le «concret de production». Monde où rien n'est laissé aux apparences et au hasard et où tout y est signe visible et nécessaire. Culture de la monstration, de la démonstration et de la monstruosité productive. Orgie de réalisme et orgie de production où tout doit comparaître, et être amené à la juridiction des signes et à l'évidence. Excès de réel, voyeurisme de l'exactitude, et gros plan sur les structures invisibles, auxquelles la science nous à habitués. Born-e dans sa vision truquée, semble vouloir aussi nous révéler cette vérité inexorable qui ne se mesure plus du tout au jeu des apparences. Dans le droit fil d'une métaphysique qui ne vit que du fantasme d'une vérité cachée et de sa révélation, du fantasme d'une vérité «refoulée» et de sa production. Mais, sur la scène obscène du réel, cette stèle virtuelle est un simulacre aux sonorités et aux images hypnotiques. Une sorte de clignotement qui cristalise l'attention hors de tout effet de sens. L'absence y séduit la présence. Fascination de l'oeuvre qui élude toutes relations où se poserait à coup sûr à un moment donné la question de la vérité. Elle ne les nie pas, elle ne les détruit pas: elle les fait scintiller.
Le crépuscule du mouton. Installation numérique, durée et dimensions variables, 2009. Coupole de verre (diamètre 40 cm) sur socle, mouches, caméra, vidéoprojecteur (dimensions de projection variables), ordinateur. Ecriture du programme : Marc Sérazin.
Devant la caméra des mouches vivantes laissent à l'image les «traces» de leurs passages et composent un ensemble picturale ouvert et évolutif. Graphisme numérique suspendu aux mouvements des insectes co-auteurs et à la réfraction de la lumière qui disparaît progressivement, saturé par l'excès de présence. Extinction qui ne laisse plus apparaître que la surface de projection et la constitution «génétique» de l'image (le code). Impasse de la simulation qui renvoie aux mouches et désigne l'absence d'horizon, l'impossibilité de dépasser l'expérience, de traverser le réel.
Le puits. Installations numérique, 2005. Durée et dimensions variables. Parapluies ,eau, bateau en papier,capteurs, carte d'interface, vidéoprojecteur, ordinateur. Ecriture du programme et montage électronique : Marc Sérazin.
Chaque goutte d'eau qui tombe sur les parapluits disposés à l'extérieur du lieu d'exposition, forme, au même moment, une onde aquatique, sur la marre virtuelle, vidéoprojetée à l'intérieur. Si la frontière entre l'intérieur et l'extérieur reste ténue, la coïncidence, entre le temps réel et le temps virtuel, est comme défaite par la lenteur de l'ondulation qui semble venir, non pas de la surface, mais des profondeurs sans origine. C'est un temps qui à déjà eu lieu. Velléité physique de saisir la représentation du liquide, mais elle-même suspendue et devenue par la métaphysique. L'eau du "puits" garde la même pregnace fantastique qui est celle de la découverte de son image par l'enfant, quelque chose d'une hallucination antérieur à l'ordre perceptif.




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