à propos de l'installation "chevaux de frise"( présentée à Quinsac en Avril 2011)
Type de barrière utilisé dès la protohistoire, devenue symbole de l'occupation, ligne de défense, enjeu touristique, dispositif anti-émeute...Objet emporté en tout sens selon divers lignes de sens. Maintenant, sculpture, rajout ornemental ou marqueur tangible du lieu qui empêche l'objet déterminé de se terminer, de se clore sur lui-même. Un nouveau barrage dont les premières pièces de Quinsac ne constituent qu'une partie d'un ensemble qui s'étend de manière discontinue sur une zone géographique plus vaste. Un alignement de chevaux de frise contre un ennemi fictif, un autre récit ou une parodie historique en écho à notre surréalité moderne.
Marc Sérazin
à propos de l'installation Born-e
"Culture où tout s'exalte dans le «concret de production». Monde où rien n'est laissé aux apparences et au hasard et où tout y est signe visible et nécessaire. Culture de la monstration, de la démonstration et de la monstruosité productive. Orgie de réalisme et orgie de production où tout doit comparaître, et être amené à la juridiction des signes et à l'évidence. Excès de réel, voyeurisme de l'exactitude, et gros plan sur les structures invisibles, auxquelles la science nous à habitués..."Jean Baudrillard, De la séduction.
Born-e dans sa vision truquée, semble vouloir aussi nous révéler cette vérité inexorable qui ne se mesure plus du tout au jeu des apparences. Dans le droit fil d'une métaphysique qui ne vit que du fantasme d'une vérité cachée et de sa révélation, du fantasme d'une vérité «refoulée» et de sa production.
Mais, sur la scène obscène du réel, cette stèle virtuelle est un simulacre aux sonorités et aux images hypnotiques. Une sorte de clignotement qui cristalise l'attention hors de tout effet de sens. L'absence y séduit la présence. Fascination de l'oeuvre qui élude toutes relations où se poserait à coup sûr à un moment donné la question de la vérité. Elle ne les nie pas, elle ne les détruit pas: elle les fait scintiller.
Born-e dans sa vision truquée, semble vouloir aussi nous révéler cette vérité inexorable qui ne se mesure plus du tout au jeu des apparences. Dans le droit fil d'une métaphysique qui ne vit que du fantasme d'une vérité cachée et de sa révélation, du fantasme d'une vérité «refoulée» et de sa production.
Mais, sur la scène obscène du réel, cette stèle virtuelle est un simulacre aux sonorités et aux images hypnotiques. Une sorte de clignotement qui cristalise l'attention hors de tout effet de sens. L'absence y séduit la présence. Fascination de l'oeuvre qui élude toutes relations où se poserait à coup sûr à un moment donné la question de la vérité. Elle ne les nie pas, elle ne les détruit pas: elle les fait scintiller.
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